En plein dans ta face !

En plein dans ta face de travailleur, de travailleuse, de chômeur, de chômeuse, de précaire. Le MEDEF applaudie des deux mains les ordonnances Villepin, dont le fameux Contrat Nouvelle Embauche. Une ordonnance, c'est une loi imposée par le gouvernement sans qu'elle soit votée pas le parlement. D'une part le pouvoir ne s'embête pas avec la mascarade démocratique, d'autre part sa cible est claire : ceux et celles qui ne disposent que de leur taf, de leur salaire, pour avoir les moyens de vivre.

Les partis de gôche comme de droite se sont pris une grosse claque électorale lors du dernier scrutin. Une bonne partie des votants leur ont recraché poliment leurs projets " néo-libéraux " en pleine tête. Face à tous ces mauvais élèves qui ne savent pas se tenir, le pouvoir sert la vis. Il accroît le contrôle des chômeur-euse-s et des rmistes, et sort toute une ribambelle de réformes du droit du travail au profit du patronats.




Contrat nouvelle embauche : pendant deux ans ton patron peut te virer sans avoir à justifier ton licenciement. Si t'es malade, si t'es enceinte, si t'es délégué-e syndical-e, si tu dénonces un harcèlement… la porte. Cette mesure n'est pour l'instant destinée qu'aux PME, elle sera tôt ou tard élargie à toutes les entreprises.

Décompte des effectifs des entreprises : si tu as moins de 26 ans, tu n'es plus compté dans le nombre des salariés de ton entreprise. Cela permet à ton patron de garder un statut avantageux de petite entreprise tout dépassant le nombre légal de salarié-e-s lui donnant droit à ce statut.

Chèque Emploi Entreprise : ton patron peut faire appel à toi comme simple journalier, sans te faire de contrat de travail, tout bénéf. pour lui à tes risques et périls...

S'ajoutent à tout ça des mesures d'exonérations de charges patronales. " La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? " balance la flambant neuve patronne des patrons dans le Figaro.
La précarité tue dans ce cher pays comme l'ont rappelé les taudis incendiés. La précarité appauvrie les pauvres et engraisse les puissants. La précarité du salariat c'est avant tout s'assurer une main d'œuvre docile parce qu'épuisée.

Que le pouvoir soit celui des riches et des exploiteurs n'est plus à démontrer. Mais il reste à leur montrer que nous pouvons construire un rapport de force qui leur sera défavorable. Qu'ils ne sont que des parasites dont on pourrait bien se débarrasser.

Automne 2005 - Joke A Dit !!! Editorial


* Sommaire - Haut de la page *